Naviguer dans les règles et la conformité en matière de prix de transfert au Danemark : Guide complet
Le régime strict des prix de transfert du Danemark exige une attention particulière de la part des entreprises multinationales. Cet article fournit un aperçu complet des règles danoises en matière de prix de transfert, des exigences de conformité, de la documentation et des points pratiques pour les entreprises opérant au Danemark ou avec le Danemark.

Naviguer dans les règles et la conformité en matière de prix de transfert au Danemark : Guide complet
Le Danemark, une économie très développée fortement axée sur le commerce international, possède un régime des prix de transfert sophistiqué et strict. Les entreprises multinationales (MNEs) opérant au Danemark ou en relation avec le Danemark doivent naviguer avec soin dans ces règles afin d'assurer la conformité, de réduire les risques fiscaux et d'éviter d'éventuelles pénalités. Cet article examine les subtilités de la réglementation danoise en matière de prix de transfert et offre des perspectives pratiques pour les professionnels et les entrepreneurs.
Comprendre les principes danois des prix de transfert
Au cœur de la législation danoise sur les prix de transfert se trouve le principe de pleine concurrence reconnu internationalement, tel qu'énoncé à l'Article 9 du OECD Model Tax Convention et dans les OECD Transfer Pricing Guidelines for Multinational Enterprises and Tax Administrations. Ce principe stipule que les transactions entre entreprises associées doivent être effectuées comme si elles intervenaient entre parties indépendantes, dans des circonstances comparables. Toute déviation de ce principe entraînant une baisse du revenu imposable au Danemark ou une hausse du revenu imposable à l'étranger peut faire l'objet d'un ajustement par les autorités fiscales danoises (Skattestyrelsen).
La base légale des prix de transfert au Danemark se trouve principalement à l'article 2 de la Danish Tax Assessment Act (Ligningsloven), qui impose aux entreprises associées d'appliquer des conditions de pleine concurrence dans leurs transactions intragroupe. La définition d'« entreprises associées » est large, englobant les entités où l'une a une influence directe ou indirecte sur l'autre, ou où les deux sont sous un contrôle commun. Cela inclut les entités détenant une participation de 50 % ou plus, ou lorsqu'il existe une influence de gestion ou d'exploitation significative.
Aspects clés du principe de pleine concurrence au Danemark
- Analyse fonctionnelle : Une pierre angulaire des prix de transfert au Danemark est l'analyse fonctionnelle, qui identifie les fonctions exécutées, les actifs employés et les risques assumés par chaque partie dans une transaction contrôlée. Cette analyse est cruciale pour déterminer la méthode de prix de transfert la plus appropriée.
- Analyse de comparabilité : Les règles danoises insistent fortement sur l'importance d'identifier des transactions non contrôlées comparables (CUP) ou des entreprises comparables pour les besoins de benchmarking. La recherche de comparables devrait idéalement privilégier les comparables internes, suivis des comparables locaux (danois), puis des comparables régionaux ou internationaux si les données locales sont insuffisantes.
- Méthodes de prix de transfert : Le Danemark accepte toutes les méthodes de prix de transfert approuvées par l'OCDE, y compris la méthode du prix comparable sur transactions indépendantes (Comparable Uncontrolled Price, CUP), la méthode du prix de revente (Resale Price Method, RPM), la méthode du coût majoré (Cost Plus Method, CPM), la méthode du résultat net transactionnel (Transactional Net Margin Method, TNMM) et la méthode du partage de bénéfices (Profit Split Method, PSM). Le choix de la méthode doit être celui qui fournit la mesure la plus fiable d'un résultat conforme au principe de pleine concurrence, en tenant compte des spécificités de la transaction et de la disponibilité de données fiables.



